Un cloud public pour les services de l’Etat va être mis sur pied avec le concours d’Orange Business Services. Le contrat porte sur une durée de deux ans renouvelable, OBS est chargé de la mise en œuvre, de la gestion et de l’exploitation de ce cloud.

Orange s’est engagé à fournir aux Ministères et à un certains nombre d’établissements publics de la puissance informatique et du stockage à la demande. On trouve par exemple l’ARS Aquitaine, l’Etablissement français du sang, l’INA, l’Agence nationale de sécurité sanitaire, l’INPES, l’Université Pierre et Marie Curie, Sorbonne Universités ou encore Radio France. Comme le veut le modèle de cloud, les services proposés seront facturés à l’usage.

Pour quoi faire ? Permettre à ces organisations de développer des projets de développement agile, d’Open Data et de big data, précise le communiqué d’Orange. Concrètement, Orange s’appuie sur l’infrastructure OpenStack de Cloudwatt pour opérer le service. L’idée d’un certain cloud souverain est ainsi préservée. Côté hébergement, les données seront stockées dans les datacenters d’Orange en France, reliés par le Réseau Interministériel de l’Etat (RIE), dont Orange est un des fournisseurs.

“Résiliant, multi-datacenters et multi-hyperviseurs”

Ce chantier constitue « un levier de modernisation, de simplification et de réductions des coûts des systèmes d’information de l’Etat » précise Orange qui assure tout de même que « dans une gestion progressive du changement, il est aussi prévu que l’offre de services inclut des serveurs physiques dédiées et des serveurs « bare metal » ». Le modèle de cloud public aura donc, au moins dans un premier temps, ses limites.

Le contrat de service précise qu’Orange doit permettre aux applications « d’être résiliantes dans un cadre multi-datacenters et multi-hyperviseurs », et de « communiquer soit par le réseau Internet soit par le RIE de façon totalement sécurisée ». Le prestataire devra en outre « développer des catalogues d’image permettant le déploiement rapide de nouveaux usages » et « développer des composants évolués dits « as a service » comme Hadoop as a Service, Firewall as a Service, Load Balancer as a Service, etc… ». Le contrat ne porte donc pas uniquement sur de la fourniture d’IaaS, mais bel et bien sur ce qui ressemble à un PaaS.

A noter que la Disic (Direction Interministérielle des Systèmes d’Information et de Communication), qui a travaillé la procédure d’appel d’offres de cette prestation de cloud public, est passé par un spécialiste de l’évaluation des offres de cloud pour « pour conforter sa méthodologie d’évaluation des différentes offres des fournisseurs » explique CloudScreener, le spécialiste en question.

Advertisements